Launay SAV

1.1 Principe du désembouage
Les circuits d’eau (ou de liquide caloporteur) des installations de chauffage s’encrassent pour de multiples raisons. Tout d’abord il y a les particules métalliques (directes ou corrodées) ou plastiques (arrachées aux canalisations et éléments)
Ensuite Il y a aussi les différentes substances issues des étanchéités, les copeaux et limailles diverses, les flux de soudure etc… Enfin il y a également la partie bactérienne et les micro-organismes qui peuvent se développer dans cette eau qui n’est en principe que très rare-ment renouvelée. Le principal fluide restant l’eau, adjointe ou non, d’éléments chimiques tels que l’antigel genre éthylène glycol, de produits anti-corrosion etc…
Une des particularités de notre époque, est le chauffage à basse température par les planchers.
Ces tuyauteries en PER sont particulièrement le siège de dépôts qui peuvent aller jusqu’à obstruer complètement un serpentin de chauffage. D’une façon simpliste, une eau de circuit qui a une mauvaise odeur caractéristique est la traduction de la nécessité de nettoyage.
Les dépôts ou boues sont concentrés dans les parties basses des installations, et de ce fait, la chaudière étant souvent le point le plus bas, c’est elle qui concentre beaucoup plus les problèmes. Ces boues sont plus ou moins agglutinées et elles ne peuvent se détacher qu’avec des efforts quelque peu conséquents. Elles ont normalement une densité plus élevée que celle de l’eau et tombent donc par gravité dans les points les plus bas. Mais cela n’exclut absolument pas des phénomènes d’adhérence sur les parois.
Malheureusement, ainsi que vous le constaterez dans la suite de l’article, le nettoyage ne peut pas se réaliser mécaniquement par grattage des dé-pôts, car aucune des parties concernées n’est physiquement accessible.

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tube cuivre

1.2 Nécessité
La nécessité de désembouer les circuits est principalement une question de rendement, mais elle n’est pas la seule. En effet il faut ajouter des problèmes de manque de chaleur à certains radiateurs ou circuit de plancher chauffant, des bruits divers souvent localisés dans la chaudière, sans que l’on puisse diagnostiquer vraiment une cause précise, ainsi que des pannes de la chaudière ou organes hydrauliques de l’installation (pompe, vanne de mélange et d’inversion,…).
Pour le rendement, distinguons en tout premier celui des radiateurs. Les dépôts diminuent les échanges thermiques entre l’eau et la partie métallique du radiateur. (Remarquez par la même association d’idées que la poussière entre l’air et la partie métallique agit de même !). La conséquence est une réduction de la possibilité de diffusion des calories. Elles ne sont cependant pas perdues à ce niveau puisqu’elles vont re-joindre l’entrée eau froide de la chaudière. Seules quelques pertes un peu plus importantes dans les tuyauteries de retour seront le résultat de l’em-bouage des radiateurs.
En deuxième lieu, il y a les canalisations, qui elles aussi sont le siège de dépôts.
En général, et hormis le PER, ces dépôts restent modérés, car il y a une certaine vitesse de passage de l’eau mais une faible pente reste propice aux dépôts. Ces dépôts s’ils sont importants peuvent obstruer le passage d’eau et donc rendre impossible un chauffage par temps très froid.

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Il reste enfin la chaudière où cette fois son encrassement (hydraulique) ne permet pas de bons échanges ther-miques, et la chaleur développée par le combustible quel qu’il soit, a plus tendance à s’évacuer vers la cheminée que de chauffer les parois et donc de chauffer l’eau. En ce sens cette chaleur perdue contribue au rejet de carbone (par les calories utilisées en pure perte) dans l’at-mosphère et représente un phénomène important pour l’écologie.
Le désembouage d’une chaudière est donc un point essentiel pour le particulier d’un point de vue financier, tout autant que pour la protection de l’environnement. Les économies peuvent atteindre 15% (source Wikipédia)
Ainsi on comprend facilement que tout dépôt va diminuer l’échange thermique entre le fluide et les surfaces d’échanges (radiateurs, chau-dières,…).

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Eau sale

2 Déroulement du désembouage
La réussite d’un désembouage est principalement une question de temps de rinçage des circuits mais également, la manière de rincer les circuits de chauffage.
En effet une vidange seule de l’installation n’est pas suffisante (les boues et résidus restant alors dans les canalisations et organes de l’installation).
De même l’adjonction seule de produit désembouant ou le rinçage seul à l’eau claire ne conduisent pas à des résultats suffisants.
La seule manière de désembouer une installation de chauffage d’une manière correct et durable, est de conjuguer une action mécanique (nettoyage avec un compresseur de lavage mélangeant air & eau) à une action chimique (produit de désembouage & inhibiteur de corrosion), en 2 phases successives à une quinzaine de jours d’intervalles.

 

1ère Phase:
– Rinçage individuel des différents circuits de chauffage & émetteurs de chaleur de l’installation,
– Une fois le rinçage effectué, adjonction d’un désembouant chimique,
– Remise en Service de l’installation pour une durée d’environ 15 jours.

ropuls2ème Phase:
– Rinçage individuel des différents circuits de chauffage & émetteurs de chaleur de l’installation,
– Une fois le rinçage effectué, remplacement des organes fuyards tels que purgeurs, vannes,….
– Adjonction d’un inhibiteur de corrosion (pas de filmogène car produit à durée limité),
– Remise en Service définitive de l’installation
– Analyse d’eau.

 

Compresseur de lavage Rothenberger

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